Libourne histoire 2 : Libourne tourisme, ville de Libourne - Libourne: Libourne tourisme en Gironde

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La ville de Libourne

Fin du Moyen Age à nos jours


L'année 1453 marqua aussi la fin du Moyen Age. On assista à la fin de l'Age d'or de Libourne,  avec le départ de beaucoup de familles d'origine anglaise qui retournèrent  en Angleterre. Elles seront remplacées par des colons venant de Saintonge et du Poitou. A partir de cette époque, l'histoire de Libourne se confondra avec celle de la France. Comme sous l'autorité anglaise, la ville resta administrée par un maire et 12 jurats, ainsi qu'un prévôt du sénéchal. Les rois de France confirmeront toujours les privilèges de Libourne. La ville se verra même attribuer par Louis XI la tenue de trois grandes foires annuelles. C'est à ce moment que Libourne adopte les armes de la ville et que celle-ci entre dans la Renaissance. Au début du XV° siècle, à la fin du règne de François 1er, le protestantisme naissant parvient à pénétrer la Guyenne sous l'influence d'Henri d'Albret, roi de Navarre, ainsi que de sa fille Jeanne. La ville de Libourne sera plutôt tolérante avec les protestants. Les huguenots pouvaient à l'époque pratiquer leur prêche en toute sécurité dans le faubourg des fontaines, et même y recevoir les pasteurs des alentours. Malgré cela, la guerre civile qui opposait les protestants et les catholiques, réformés et contre- réformés, n'épargnera pas la ville de Libourne. En 1560, des protestants pénètrent la nuit par effraction dans l'église Saint-Thomas, mettent le feu à la chapelle de la Confrérie du Saint-Esprit et brûlent tous les titres de ses privilèges. Trois ans plus tard, ils pillent la chapelle de l’Épinette ainsi que le couvent des Cordeliers.

L'édit de Nantes, en 1598, tolérait le culte protestant, mais ne reconnaissait pas le droit d'accès à ses coreligionnaires à la fonction publique. On leur permit cependant,  à Libourne, d'enterrer leurs morts en dehors des remparts, aux Allées Flamandes. On les autorisa aussi, en 1602, à transformer une grange des Billaux en temple. On assista, au tout début du XVIIe siècle, à un événement rare et tragique : le 24 novembre 1612, la grande herse de la porte de Périgueux écrasa dans sa chute Jean de Bavolier, maire de Libourne ainsi que le procureur d'office près du juge royal. L'année suivante, la population de Libourne dut faire face à une grande disette de blé.

Un autre fait marquant de l'époque fut la visite de Louis XIII le 18 décembre 1615. Il est à noter que la ville accrut son rôle juridique durant les 33 ans de  son règne (1610-1643).

La Cour des aides de la province y fut transférée en 1634.Le pouvoir royal se renforce dans la cité avec ces changements ainsi que l'arrivée très remarquée, en 1639, d'un siège présidial et sénéchal, suivie en 1640 par celle des premiers magistrats présidiaux. La position clé de la ville de Libourne se confirme ainsi durant la Fronde (1650-1655), les habitants de Libourne montrant leur fidélité au roi et à la couronne de France. Le duc d’Epernon, qui était gouverneur de Guyenne, vint s'y réfugier et c'est à partir de Libourne qu'il organisa la résistance aux factieux du Parlement et au peuple des campagnes.
Cette situation favorise la position-clé de Libourne durant la Fronde (1650-1655). Les habitants se montrent fidèles au roi, prouvant une fois de plus leur loyalisme. C'est à partir de Libourne que le duc d’Epernon, gouverneur de Guyenne nommé par Mazarin, en fuite de Bordeaux, put résister aux factieux du Parlement et au peuple des campagnes. Un des événements marquant de la Fronde restera le séjour dans la ville de Libourne, entre le 1er et 26 août 1650, du jeune roi Louis XIV,  à peine âgé de 12 ans, accompagné de la reine mère Anne d'Autriche, de son frère ainsi que du cardinal de Mazarin. Durant ce mois d'août de 1650, Libourne devint capitale de la France.

Autre personnage illustre de de l'histoire de France, le Grand Condé, qui marqua l'histoire de Libourne. Nommé gouverneur de Guyenne par le roi qui pensait ainsi le rallier à sa cause, il fit construire de nouvelles fortifications à Libourne et fit abattre tous les arbres de l'allée des Flamands et détruisit une centaine de maisons pour arriver à ses fins. Il se mit à arrêter tous les officiers et notables bourgeois de la ville suspectés d'être royalistes.

Le roi envoya la troupe sous les ordres du duc de Vendôme sous les murs de Libourne, le 11 juillet 1653. La population se rallia alors aux troupes royales,  et il ne resta aux partisans de Condé que le  seul choix  de quitter la ville. Mazarin revint à Libourne en 1659 pour rendre hommage au loyalisme des Libournais envers la couronne de France.
En 1681, sous la seconde partie du règne de Louis XIV, la persécution des protestants recommence. Le temple du faubourg des fontaines est démoli en 1681. Les protestants commencent à s'expatrier en masse .En 1685, avec la révocation de l'édit de Nantes, la répression devient plus dure encore. Le temple de Billaux est quant à lui détruit,  et tous les livres protestants sont confisqués ou doivent être remis au magistrat de la commune. Malgré tous ces aléas, la ville de Libourne, au XVIIIe siècle, reste une cité commerçante et un centre d'achat où l’on retrouve les meilleurs vins de la province, et qui ont déjà pour nom Saint-Emilion ou Fronsac, des crus recherchés dans tout le royaume de France et même, au-delà de ses frontières, dans toute l'Europe.

Disette et famine s'abattent à nouveau sur Libourne l'hiver 1708 - 1709 qui se révèle très rigoureux. Les températures descendent à - 15 degrés pendant plus de 3 semaines, 2/3 des vignes périssent et tout le transport du grain par bateau s'arrête pendant 2 mois. La peste de 1720 à Marseille amène une autre disette. On assiste à une explosion du prix des céréales due aussi a une météorologie peu clémente : gelées, grêle et inondation. Les magistrats de la ville autorisent exceptionnellement les particuliers à fabriquer leur pain eux-mêmes à domicile et  les autorise à le vendre à la taxe, ce que le système des corporations interdit normalement. Des émeutes terribles éclatent en 1773, dues à la faim qui touche à nouveau durement la ville de Libourne. Pourtant, en ce XVIIIe siècle, la ville se modernise sous l'impulsion des magistrats qui ont pris en charge d'importants travaux d'intérêt public,  tels que le pavage des rues, les fossés transformés en promenades et boulevards,  ainsi que le développement du port et  l'aménagement des quais du confluent de l'Isle et de la Dordogne, l' agrandissement de l'Hôtel de Ville et, en 1718, la construction d'une grande caserne pour les soldats du roi, libérant les habitants de la ville de l'obligation de les loger chez eux. La culture aussi était de la partie avec la création du collège laïque au XVIII° siècle qui acquit sa renommée grâce à André Deval, régent en 1737, puis principal en 1749. En 1770, la population atteint 10 000 habitants, grâce à l'activité économique conjuguée à une nette amélioration de l'hygiène et de la salubrité. Libourne histoire fin ici
 
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