Histoire de la ville: Libourne tourisme, ville de Libourne - Libourne: Libourne tourisme en Gironde

Aller au contenu

Menu principal :

La ville de Libourne

Histoire de Libourne d'hier


à aujourd'huit


L'histoire du Libournais ainsi que de la ville de Libourne remonte à près de 3000 ans,  à l'Age du bronze final. La découverte d'un squelette à Saint-Germain-la-Rivière le 15 décembre 1934, par R. Blanchard, dans un abri sous roche situé en rive droite de la Dordogne, a été datée du Paléolithique supérieur. Le menhir de Pierrefitte à Saint-Sulpice-de-Faleyrens,  mégalithe haut de 5 mètres en forme de spatule, et qui pèserait environ 50 tonnes, a été daté du Néolithique récent, soit environ de -3000 ou -2500 avant J.C. Le Libournais était un carrefour commercial, un relais essentiel sur la route de l'étain, qui s'étendait de la Bretagne au Languedoc. Libourne,  de l'Antiquité aux Moyen Age, a su préserver bien des mystères. Les Ibères  venus d'Espagne ont envahi les meilleures terres au V° siècle avant Jésus-Christ, sont montés vers Burdigala (Bordeaux) et ont chassé de leurs terres les tribus ligures installées là depuis des siècles. On voit, trois  siècles plus tard, la tribu celtique des Bituriges Vivisques, qui s'était détachée de la nation des Bituriges fixée à Bourges,  prendre possession des rives de la Garonne. En 56 avant Jésus-Christ, le lieutenant de César, un certain Publius Crassus, vint a la tête de ses légions conquérir Bordeaux ainsi que tout le pays.

Au long des années d'occupation romaine,  les Bituriges Vivisques se firent absorber et romaniser, ce qui permit aux Romains de créer des civitates, en fait des cités qui correspondaient à une division administrative romaine. A noter que les limites de la  citivas correspond  encore aux limites du département de la Gironde, comme on les connaît de nos jours. Le premier nom de Libourne fut Kendate, petite bourgade bâtie par les Gaulois, ce qui signifie confluent  en langue celte (celui des rivières de la Dordogne et de l'Isle). Les Romains, après leur conquête, la baptisent Condatis;  après un grand travail d'aménagement, ils la transforment en oppidum, c'est à dire  en place forte, car située sur une importante voie de communication romaine qui allait de Bordeaux à Périgueux.
Ausone Condatis, un Gallo-romain, cite dans sa correspondance la cité tantôt comme place forte, tantôt comme un port sans vraiment préciser. Cette petite cité très active disparaîtra suite à l'invasion des Barbares. Le même Ausone vit le développement d'une nouvelle cité du nom de Fozera; ce nouveau petit bourg, situé sur le territoire de la Libourne actuelle, vivait d'un commerce très varié grâce à son petit port, durant tout le Moyen Age et les siècles qui suivirent .On notera au passage l'existence, en 770, de l'église Saint-Thomas aujourd'hui disparue, sur l'emplacement du marché couvert actuel de la ville de Libourne. Domination anglaise De 1152 à 1453, tout le territoire actuel de Libourne se trouvait sous domination anglaise. Édouard d'Angleterre ordonne en mai 1268, au sénéchal de Gascogne Jehan de GRAILLY, de faire construire une bastide autour de Fozera. A noter que le château de Condat, toujours existant, servit souvent de résidence aux souverains anglais. C'est Roger de Leyburn qui, en novembre 1269, fut chargé de poursuivre la réalisation de la construction de la bastide de Libourne.

On pense que le nom de Libourne vient de la transformation du nom de Leybourn en Libourne. Un consensus semble avoir été trouvé par les historiens à ce sujet : la  découverte de la pierre tombale d’Aliénor ou Agnès, femme de Roger, dans l'étang de Cassecrabey, à Créon, aux portes de la ville de Libourne semble l'attester, quoique sans parchemin ou  preuve irréfutable à disposition. Libourne, devenue bastide avec ses rues tracées au cordeau par des ingénieurs anglais, aux XIII° siècles, a eu un passé très riche. Il vous faudra, dans vos recherches sur la ville, utiliser des noms aussi divers que Leyburn, Leyburnia, Liburnia, Kendaten, Condate, Condates, Portus Condatis, Condat-lès-Libournes et pour finir Libourne ! Donc on retiendra que le nom officiel de Libourne vient de Leyburn qui réalisa en 1270 la bastide de la ville et que,  par déformation de ce patronyme, cela a donné le nom actuel de notre commune ! Une bastide est une ville construite autour de son marché, lui-même entouré d'arcades.
Dans la première moitié du XIV° siècle, une enceinte de forme pentagonale,composée de remparts très épais, de tours ainsi que de 8 portes, assurait la défense de la ville connue comme un haut lieu des marchands de la région .Les murs faisaient de 12 à 15 mètres de haut et enfermaient la cité. De ce passé, il ne reste plus aujourd'hui que les deux tours de la porte du grand port. Cette fortification défensive de la bastide prit tout son sens durant la guerre de 100 ans entre Français et Anglais, et qui dura de 1336 à 1453. En 1270, Libourne reçut sa charte de coutume qui fut par la suite confirmée et même accrue.

Les prélèvements des divers droits sur la circulation des marchandises vont assurer de solides revenus à la bastide de Libourne, à savoir que la ville de Libourne avait le monopole du commerce du sel pour tous les navires qui venaient de Blaye.

On put alors assister à une forte augmentation de la population, du commerce et de tous les échanges et trafics du port, offrant à la ville à une certaine prospérité. En 1294, les Français détruisirent les fortifications de la bastide de Libourne.

Les habitants refusaient la présence des Français. De plus, la tutelle de la région était légitime pour les Anglais, ceux-là  même qui achetaient des quantités très importantes de vin d'Aquitaine et, de ce fait, étaient plus perçus comme  partenaires commerciaux que comme ennemis.
Fin de la domination anglaise

Dans leur combat contre les Français, les Anglais pouvaient compter sur le soutien des habitants locaux, d'autant plus qu'ils étaient Gascons et ne parlaient pas la même langue que les Français qui  pratiquaient la langue d'oil, alors que le Gascon pratiquait celle d'oc. La frontière de ces deux langues s'étendait au Nord de la Gironde, ici même à Libourne. Le roi de France voulait la Gascogne anglaise à tout prix, mais ses habitants ne souhaitaient pas devenir français, d'où une très longue guerre que les Gascons finirent par perdre; il ne resta plus alors comme choix, à leurs alliés de toujours, les Anglais, que de se retirer et de quitter l'Aquitaine. En 1377, Bertrand Du Guesclin, connétable de France à la tête d'une des 5 armées de Charles V, s'empara de plus de 100 châteaux et villes en Guyenne, dont la bastide de Libourne et sa région. Dans un esprit de vengeance, Du Guesclin fit démanteler le château de Condat et ses dépendances car, 10 ans auparavant, il avait été le prisonnier du Prince de Galles à Condat; il n'épargna que la petite chapelle. Lors de la reconquête, en 1394, du territoire par les Anglais, Richard II le fit restaurer.

On assiste en 1451 à un nouveau siège de Libourne par le comte Dunois qui était assisté du grand maître de l'artillerie française. Jean Bureau force la reddition de la bastide et, ce 3 juin, les troupes françaises entrent à nouveau et prennent possession de la ville de Libourne mais laissent au maire et aux jurats l'administration de la cité. Le 20 juillet 1451, le roi Charles VII maintient les droits et privilèges par lettre patente. Malgré tout cela, une conjuration de seigneurs mécontents des accords français livrent la bastide de Libourne, une fois encore, aux Anglais ! Au bas de certaines pages d'un registre en vélin de l'époque, conservé à la bibliothèque municipale Condorcet à Libourne, se trouvent consignés tous les anciens privilèges de la cité et de très nombreux documents administratifs de l'époque, notamment des notes écrites aux XVI°, XVII° et XVIII° siècles.

On peut y lire les faits extraordinaires de la vie à Libourne à l'époque, tels les divers fléaux: épidémies,  loups à la porte de la ville qui venaient dévorer les enfants, ainsi que des histoires de chevaux et d'étranges bêtes à corne. Le nom de ce livre est Le Livre Velu, car sa reliure est faite de plats en bois cartulaire et fut composée en 1476. Il est orné de très beaux initiaux et d'une magnifique enluminure sur une double page représentant la Crucifixion du Christ: c'est sur ce livre que les jurats de la ville de Libourne prêtaient serment au Moyen Age. La ville de Libourne, malgré ses origines gallo-romaines, a été très imprégnée par la période anglaise et la Guerre de cent ans. Durant tout ce temps, la ville resta fidèle au roi d'Angleterre et ne finit par capituler que le 13 juillet 1453, après le siège des troupes françaises. On vit à nouveau les soldats de Charles VII se porter sur le château de Condat et, cette fois, raser la forteresse féodale qui disparut pour toujours; seule la chapelle en réchappa. Elle fut restaurée et agrandie et devint l'église du faubourg de Condat, comme nous pouvons la voir de nos jours. Le souvenir de cette bataille, nommée la Bataille de Castillon, donne lieu chaque année à des représentations à Castillon-la-Bataille nommée ainsi depuis 1953, et qui relate les événements de l'époque, en juillet-août. Elle se trouve à 16 km de Libourne. Cette bataille marqua la fin de la présence anglaise en Aquitaine. Libourne histoire 2 suite ici
 
Copyright 2015. All rights reserved.
Retourner au contenu | Retourner au menu